Les outils d’entretien des culturesPrésentation de la structure
Gaëtan de Clock est installé en production de PPAM depuis janvier 2018, suite à une reconversion. Leurs terrains et les bâtiments correspondent à une indivision familiale de sa femme qu’ils ont racheté : le domaine de Pouzes à Pézènes-les-Mines (34).
Les 10 ha du terrain sont entourés des bois. Sur ces 10 ha, 8 ha sont des champs et 4 ha sont actuellement plantés. Ils produisent des plantes aromatiques et médicinales pour le sec (entre 1.5 et 2 ha) et pour les huiles essentielles (entre 2 et 2.5 ha plantés).
Il produit en BIO et avec le label HVE. Il travaille des bandes des 80 cm : 40 cm pour les plants et 20 cm de chaque côté des plants. La prairie est conservée en inter-rang et est entretenue de manière différentielle dans le temps (un inter-rang tondu, un conservé, etc. puis le processus est inversé lors du cycle suivant) afin de conserver de la biodiversité.
Les rangs font, en moyenne 150 m de long.
Pour les huiles essentielles, une variété de thym et d’hélichryse sont actuellement en production sur deux parcelles. D’autres PPAM, dont de la lavande sont en plantation. Les rangs sont plantés à 1.6 m afin d’être compatible avec les équipements standards. Pour le sec, de nombreuses variétés de PPAM sont cultivées et les rangs sont intercalés. Les rangs font 2m40.
Vente et modèle économique :
Gaëtan travaille à temps plein. Sa compagne réalise un ½ temps sur la partie de vente. Un ouvrier agricole et grand bricoleur réalise également un ½ temps sur l’installation.
La vente se fait notamment en vente directe à la ferme et en ligne : https://pouzes.fr.
L’itinéraire technique :
Préparation du sol : Pour préparer les rangs, il passe un rotavator puis un outil composé de socs de cote de melon pour casser la semelle créée par le rotavator. Puis il bine, fait au moins un faux-semis avant de biner à nouveau.
Entretien des cultures : Le travail du sol lors de l’entretien des cultures est un cycle de passage de trois outils auto-construits : 1) Bineuse, 2) Sarcleuse et 3) Herse. Le cycle recommence à l’étape 1) suite à des pluies importantes.
Outillage :
Un microtracteur d’environ 40 ch et acheté d’occasion est utilisé pour le travail du sol. Les pneus du microtracteur ont été remplacés par des pneus plus larges, de « basse pression » pour limiter le tassement du sol.
Il a récemment investi dans une tondeuse autoportée pour l’entretien des inter-rangs.
Gaëtan a adapté de nombreux outils et infrastructures. Ils seront présentés dans ces différents articles de forum :
• Récolteuse PPAM : https://forum.communspaysans.org/viewto ... 199&t=4484
• Outils d’entretien de culture PPAM : https://forum.communspaysans.org/viewto ... 199&t=4483
• Séchoir PPAM : https://forum.communspaysans.org/viewto ... 199&t=4482
• Essai de batteuse PPAM : https://forum.communspaysans.org/viewto ... 199&t=4485
Gaëtan et son ouvrier ont réalisés leurs outils d’entretien des cultures pour leur itinéraire technique :
1. Une bineuse,
2. Une sarcleuse,
3. Une herse.
Ces outils sont des outils tractés attelés – avec un triangle d’attelage acheté auprès de l’Atelier Paysan (https://www.latelierpaysan.org/catalogu ... e=triangle) – sur le micro tracteur de 40 ch ?
Les outils – dents de binage, de sarclage, de herse, etc. - sont installés sur des petits châssis.
Les châssis sont réalisés à l’aide de profilés en acier soudés ensemble. Des mix de profilés sont utilisés. Notamment des bouts de tubes, de cornières et surtout de fers plats.
La Bineuse PPAM :
La bineuse est équipée de dents et travaille la terre de part et d’autre du rang de 40 cm de PPAM. Des disques (dont la circonférence est dentée) servent à couper les herbes (telles que le chiendent) qui arrivent de la prairie et qui ne sont pas suffisamment affectées par les dents de binage . La profondeur est gérée avec une roue de terrage.
La sarcleuse :
La sarcleuse est équipée de deux lames sarclant de part et d’autre du plant et de doigts de binage Kress pour désherber au pied du plant. La profondeur est gérée avec deux roues de terrage. Ces éléments lui ont coûté environ 500 euros. Ce sont les éléments les plus chers. Les doigts Kress sont installés sur un bras qui n’est pas fixé au châssis mais qui peut suivre un peu le relief du sol grâce à une liaison pivot entre le châssis et ce bras. Ces doigts de binage sont les éléments qui ont coûté le plus cher. La herse :
La herse vient travailler avec des dents de herse autour du plant. De plus, deux râteaux souples et montés eux aussi (comme les doigts Kress) sur un bras en liaison pivot avec le châssis passent sur le rang de manière très peu agressive. Les coûts :
Gaëtan estime que chaque outil a dû coûter entre 100 et 150 euros maximum (hors doigts de binage).
Il estime que le cadre de binage peut suffire à une personne en début d’installation.