Interventions en vignes étroites, avec pente et dévers
Publié : 22 avril 2015, 12:15
Bonjour,
Comme vous le savez, le travail du sol et l'entretien des parcelles est le principal enjeux de la viticulture biologique.
La mécanisation de ces pratiques peut se révéler réellement problématiques dans des vignes à forte pente, avec présence de dévers, ou avec des largeurs de rang faibles. Les solutions proposées dans le commerce sont peu développées, très coûteuses, et souvent inadaptées à des contextes extrêmes.
Pour remédier à cela, Raphaël à Mérignat a conçu un engin automoteur léger et adapté à ce type de zone difficile.
L'ensemble de ces outils, essentiellement à base de matériaux de récupération, est estimé à une valeur de 4000 euros (temps de travail exclut).
Atomiseur :
Raphaël a adapté sur le châssis de la chenillette un système de pulvérisation composé d'un réservoir de 100 L, d'une pompe et d'un ventilateur entraînés par un moteur thermique. Les préparations son projetées latéralement par 6 buses et sont portées par le système de ventilation. Raphaël utilise cet appareil pour pulvériser les préparations à base de cuivre et de souffre. La bonne répartition du produit implique un passage dans chaque rang.
Principe :
Cet outil de travail du sol permet de réaliser un décavaillonnage dans des vignes étroites à forte pente.
Comme le système d'atomiseur, il fonctionne sur la base d'un moteur thermique qui alimente par courroies une centrale hydraulique et un alternateur. Pièces travaillantes :
L'outil est composé de quatre petites charrues vigneronnes (10 cm de soc) : deux centrales, qui sont fixes, et deux latérales, dont la position est réglable par vérin. Ces pièces travaillantes sont fixées sur un cadre relié au châssis de la chenillette par un parallélogramme souple qui permet à l'outil de s'orienter selon un éventuel dévers.
Le conducteur de la chenillette est positionné debout sur la barre porte-outil et a ainsi la possibilité d'équilibrer la barre et de corriger par son poids la profondeur de travail des socs. Utilisation :
L'utilisation de l'outil nécessite deux personnes : la première pour conduire la chenillette dans le rang et équilibrer la barre porte-outils en cas de dévers, la seconde pour commander le système d'effacement des pièces travaillant dans l'inter-cep. Avantages :
Ce système d'effacement par commande manuelle permet à Raphaël de travailler très proche des pieds, en limitant les risques d'accrochage. Un utilisateur habitué à commander le système d'effacement a de meilleurs réflexes qu'un système d'effacement hydraulique avec palpeur. L'absence de palpeur permet aussi d'éviter d'endommager les jeunes pieds de vignes.
La commande manuelle permet de travailler les pieds de vigne au cas-par-cas, et peut donc s'adapter à toute situation (caillou à éviter, touffe d'herbe sur laquelle insister, etc.)
Inconvénients :
L'inconvénient principal de cet outil est qu'il mobilise deux personnes.
Comme pour l'atomiseur, cet outil il nécessite l'alimentation et l'entretien de deux moteurs thermiques : un pour la chenillette, un pour le système d'effacement.
Faucheuse (en projet) :
Raphaël a également le projet d'installer une faucheuse intercep pour entretenir le couvert herbacé qu'il laisse spontanément se développer à la fin de l'été. Cet outil serait composé de deux taille-haies électriques fixé sur le système d'intercep à la place des charrues vigneronnes. La commande permettrait alors d'amener et de retirer la lame des taille-haies dans l'intecep.
L'alimentation de ces deux appareil électriques serait assurée par la batterie par l'intermédiaire d'un transformateur 12 v -> 230 v.
Un projet d'autoconstruction intéressant dont nous attendons impatiemment la réalisation !
Comme vous le savez, le travail du sol et l'entretien des parcelles est le principal enjeux de la viticulture biologique.
La mécanisation de ces pratiques peut se révéler réellement problématiques dans des vignes à forte pente, avec présence de dévers, ou avec des largeurs de rang faibles. Les solutions proposées dans le commerce sont peu développées, très coûteuses, et souvent inadaptées à des contextes extrêmes.
Pour remédier à cela, Raphaël à Mérignat a conçu un engin automoteur léger et adapté à ce type de zone difficile.
L'engin mis en place est constitué d'un système de propulsion (une chenillette thermique de 12 chx) sur lequel se fixent différents appareils.Raphaël est viticulteur dans l'Ain sous l'AOC Cerdon et cultive avec un autre actif 2,1 ha de vignes présentant 40 à 70% de pente, du dévers, et une largeur de rang allant de 1 à 1,20 m.
Il s'est installé en bio en 1986 et est hydro-mécanicien de formation. Ses compétences se sont révélées précieuses pour sont installation et lui ont permis de mécaniser l'entretien des parcelles, jusque-là intégralement travaillées à la main.
L'ensemble de ces outils, essentiellement à base de matériaux de récupération, est estimé à une valeur de 4000 euros (temps de travail exclut).
Atomiseur :
Raphaël a adapté sur le châssis de la chenillette un système de pulvérisation composé d'un réservoir de 100 L, d'une pompe et d'un ventilateur entraînés par un moteur thermique. Les préparations son projetées latéralement par 6 buses et sont portées par le système de ventilation. Raphaël utilise cet appareil pour pulvériser les préparations à base de cuivre et de souffre. La bonne répartition du produit implique un passage dans chaque rang.
Intercep :Un petit rappel des produits phytosanitaires autorisés en viticulture bio : http://www.agri13.fr/uploads/tx_categor ... t_viti.pdf
Principe :
Cet outil de travail du sol permet de réaliser un décavaillonnage dans des vignes étroites à forte pente.
Comme le système d'atomiseur, il fonctionne sur la base d'un moteur thermique qui alimente par courroies une centrale hydraulique et un alternateur. Pièces travaillantes :
L'outil est composé de quatre petites charrues vigneronnes (10 cm de soc) : deux centrales, qui sont fixes, et deux latérales, dont la position est réglable par vérin. Ces pièces travaillantes sont fixées sur un cadre relié au châssis de la chenillette par un parallélogramme souple qui permet à l'outil de s'orienter selon un éventuel dévers.
Le conducteur de la chenillette est positionné debout sur la barre porte-outil et a ainsi la possibilité d'équilibrer la barre et de corriger par son poids la profondeur de travail des socs. Utilisation :
L'utilisation de l'outil nécessite deux personnes : la première pour conduire la chenillette dans le rang et équilibrer la barre porte-outils en cas de dévers, la seconde pour commander le système d'effacement des pièces travaillant dans l'inter-cep. Avantages :
Ce système d'effacement par commande manuelle permet à Raphaël de travailler très proche des pieds, en limitant les risques d'accrochage. Un utilisateur habitué à commander le système d'effacement a de meilleurs réflexes qu'un système d'effacement hydraulique avec palpeur. L'absence de palpeur permet aussi d'éviter d'endommager les jeunes pieds de vignes.
La commande manuelle permet de travailler les pieds de vigne au cas-par-cas, et peut donc s'adapter à toute situation (caillou à éviter, touffe d'herbe sur laquelle insister, etc.)
Inconvénients :
L'inconvénient principal de cet outil est qu'il mobilise deux personnes.
Comme pour l'atomiseur, cet outil il nécessite l'alimentation et l'entretien de deux moteurs thermiques : un pour la chenillette, un pour le système d'effacement.
Faucheuse (en projet) :
Raphaël a également le projet d'installer une faucheuse intercep pour entretenir le couvert herbacé qu'il laisse spontanément se développer à la fin de l'été. Cet outil serait composé de deux taille-haies électriques fixé sur le système d'intercep à la place des charrues vigneronnes. La commande permettrait alors d'amener et de retirer la lame des taille-haies dans l'intecep.
L'alimentation de ces deux appareil électriques serait assurée par la batterie par l'intermédiaire d'un transformateur 12 v -> 230 v.
Un projet d'autoconstruction intéressant dont nous attendons impatiemment la réalisation !